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Une image pour illustrer les notions clés utilisées dans l’univers de l’animation pour enfants

Dico de l’animation spécial sécurité.

Introduction

L’une des premières choses apprises lors du BAFA, et un point essentiel de l’animation est :

  • L’animateur doit assurer la sécurité physique, morale et affective de l’enfant.

Tout le monde sera d’accord avec cette phrase. Un enfant doit toujours être en sécurité, peu importe l’activité qu’il est en train de faire.

Attention, sécurité ne veut pas dire mettre l’enfant dans un cocon. Un enfant, peu importe les moyens mis en place, finira forcément par se blesser, généralement sans que cela ait trop de conséquences pour lui.

Le dictionnaire de l'animation pour la sécurité

La sécurité physique, qu’est-ce que c’est ?

Certainement le point le plus simple à comprendre : la sécurité physique, c’est limiter les risques d’une blessure physique, dû à une chute par exemple. Cette sécurité est aussi la plus simple à mettre en place :

  • Lors d’une animation, c’est connaître l’espace, délimiter clairement les limites, connaître les risques liés à l’espace (une descente, un trou dans le sol), et se positionner de manière à limiter les risques.

Cette sécurité physique regroupe aussi les besoins vitaux de l’enfant : la faim, la soif, la fatigue… C’est aussi veiller à ce que les enfants soient protégés du soleil, ou bien habillés en fonction de la météo.

Évidemment, un espace ne sera jamais à 100% sécurisé. Malgré toute la bonne volonté du monde, un enfant va chuter, se cogner, trébucher, etc.

L’enfant a besoin d’explorer et d’apprendre. C’est en tombant qu’il apprend à marcher.

Même lorsque l’on prévient de ne pas courir dans une descente, de ne pas mettre les mains dans les poches dans des escaliers, et de regarder devant lui quand il court, il ne nous écoutera pas forcément. Et c’est comme ça que lorsqu’il se cognera à un arbre, car il ne regardait pas devant lui en courant. Il comprendra pourquoi on lui disait de faire attention, et fera attention de lui-même.

Alors assurer la sécurité, oui, le couper de tout en ayant peur qu’il se fasse mal, non.

La sécurité morale de l’enfant, qu’est-ce que c’est ?

La sécurité morale, c’est réussir à faire distinguer à un enfant ce qui est bien et mal. Pour les points les plus généraux, cela est plutôt facile (ne pas faire de mal, ne pas taper). Cependant, certaines subtilités persistent : faire comprendre à un enfant que le comportement n’est pas adapté, même s’il ne fait pas directement du mal dans le sens large du terme. Par exemple : rire lorsqu’un autre enfant tombe ou se fait disputer.

C’est aussi expliqué aux enfants les règles de bonne conduite générale liée à la bonne morale. Elle ne dépend pas de nous, mais plutôt des lois, coutumes et traditions. Comme ne pas traverser la route quand le bonhomme est rouge.

La sécurité morale, c’est permettre à un enfant de prendre conscience de ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas. Et lui permettre de se développer dans un environnement stable et juste.

La sécurité affective, qu’est-ce que c’est ?

La sécurité affective renvoie aux émotions. C’est comment ressentir, contrôler, et exprimer ses émotions. C’est créer un lien de confiance et être à l’écoute de l’enfant sans jugement pour qu’il puisse nous parler quand il en ressent le besoin.

Afin de répondre à cette sécurité, il faut d’abord réussir à gérer et comprendre ses émotions, afin de pouvoir déceler les émotions chez les enfants.

On explique rarement cette sécurité-là, qui est pourtant très importante pour se construire dans notre monde en perpétuel changement. Comprendre ses émotions, c’est savoir les gérer, et ainsi ne plus se laisser submerger.

Pour prévenir les explosions et les gestes violents, il est essentiel de comprendre et d’expliquer la colère chez un enfant.

Dans le but d’éviter les situations d’opposition, il est crucial de comprendre et d’expliquer la frustration à un enfant.

Comprendre et expliquer la joie permettent d’éviter à un enfant de se retrouver en surexcitation et sur-stimulation et donc de ne plus pouvoir retrouver son calme.

Cela marche pour toutes les émotions, positives ou négatives.

Conclusion

Veiller à la sécurité d’un enfant, ce n’est donc pas juste le surveiller et éviter qu’il chute. C’est prendre en compte ses besoins et caractéristiques, le moment de la journée, l’endroit dans lequel il se trouve. C’est discuter et partager avec lui, afin qu’il se sente écouté et compris ; c’est être ferme quand il le faut et quand il se met en danger.

La sécurité n’est pas uniquement une sécurité physique, avec un bobo et des douleurs. C’est avant tout prendre l’enfant dans son ensemble et s’assurer qu’il est en accord avec ce qu’on attend de lui (règle et loi), ce qu’il comprend des règles et ce qu’il ressent.

Enfants prenant soin de sa sécurité avant un jeu

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